Art brut

Posted in Des mots on mars 12, 2013 by obsidiennevole

L’art brut est un art qui tue, un art qui frappe, un art qui saigne, un art qui vit, un art qui survit, un art qui craque, un art qui crie, un art qui plaint, un art qui peint… La douleur de vivre et la jouissance de sourire.

Crois moi ou non

Posted in Des mots on février 18, 2013 by obsidiennevole

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Crois moi ou non

Ta vérité n’est pas si vrai

Tu me mens dans ta sincérité

Crois moi ou non

Tes mots ne sont pas si limpides

Tu me trompes et m’acides

Crois moi ou non

Ta folie n’est pas si pure

Tu te caches derrière ses fêlures

Crois moi ou non

Ton amour n’est pas si grand

Tu te défiles, t’en défends

Crois moi ou non

Tes excuses ne sont plus si brillantes

Tu n’es plus sur la bonne pente

Crois moi ou non

Ta vie n’est plus si liée à la mienne

Tu te bats dans un abîme de peine

Crois moi ou non

Ma persévérance n’est plus L’envie

Je suis loin, je m’enfuis

Crois moi ou non

Mes forces s’amenuisent

Je suis là et me divise

Crois moi ou non

Ma passion ne raisonne plus

Je suis lasse, je suis ? je fus

Crois moi ou non

Mes sens se taisent

Je ferme les yeux, ne t’en déplaise

Crois moi ou non

Mes mains s’échappent, esquivent

Je ne compte plus les tentatives

Crois moi ou non

Mes yeux se voilent, mon regard s’efface

Je fus, je suis ? Je suis lasse

Crois le, si

Je suis partie. Oublis

Bouleversement

Posted in Des maux, Des mots, Des réflexions on février 14, 2012 by obsidiennevole

Il n’y a rien que je désire plus, me semble-t-il. Pourtant, ce n’est pas que sourire, joie et bonheur le jour où l’on prend cette décision.

En avoir envie ne suffit pas à rendre cet acte aisé et évident.

Le vouloir, le pouvoir, le croire, le savoir… rien de tout ça ne m’aide, j’ai toujours aussi peur. Et après ? Que se passe-t-il une fois que notre rêve est réalisé ? Comment doit-on vivre avec ? Comment apprend-on à gérer les moments, où justement, le quotidien prend le pas sur le rêve accompli ?

Il n’est pas envisageable une seule seconde que j’y renonce, il n’est pas concevable un seul instant de voir ma vie sans, il n’est pas imaginable un seul moment que… Non, je ne peux pas. Je ne peux pas vivre dépourvue de ce bouleversement.

C’est incroyable de voir combien la plus belle chose qui puisse nous arriver puisse être douloureuse et difficile à accepter… L’ambivalence inhérente à cet émoi me mène à penser qu’il y aura bien à panser… Et l’amour est un bien joli pansement.

Rien ne me terrifie plus, rien ne m’attire plus que donner la vie.

Freedom

Posted in Des mots, Des réflexions on août 17, 2011 by obsidiennevole

La liberté n’est pas un dû, une évidence. La liberté n’est pas juste un mot parmi trois, ni un concept. Elle n’est pas non plus facile.

Être libre demande une attention de tous les instants. Vouloir l’être demande un courage inégalable. L’assumer… est sûrement ce qu’il y a de plus complexe.

C’est un choix qui s’apprend, c’est un droit qui se prend, c’est toi qui te comprend.

Être libre et l’assumer exigent rigueur, fierté, résistance, persévérance, rage parfois, introspection, remise en question.

Parce que dire « je veux me sentir libre » ne veut rien dire. Dire « je crois en la liberté » ne veut rien dire. Si tu veux te sentir libre et croire en la liberté, prends la, elle ne viendra pas seule à toi. Et vis la, porte la, haut, très haut !

La liberté n’est pas un dû, une évidence, c’est un choix qui s’apprend et s’affranchir de tout n’est pas chose aisée.

Il se passe quelque chose

Posted in Des révoltes on août 11, 2011 by obsidiennevole

Il se passe quelque chose… Je ne sais pas encore quoi, ou plutôt je ne sais pas encore le nommer. Le monde s’écroule, celui avec lequel j’ai grandi. Celui des peuples arabes inféodés et harcelés, de l’argent maître du monde, sûr de lui, de son pouvoir éternel et absolu. L’absolu. Comme si… plus rien n’était impossible, plus rien ne pouvait surprendre, comme si l’Homme se remettait à croire en lui, en sa valeur, comme s’il recommençait à comprendre qu’on fait toujours plus à deux que seul.

Il se passe quelque chose… Je ne sais pas encore quoi, ou plutôt je ne sais pas encore le nommer. Mon fonctionnement s’écroule, celui avec lequel j’ai grandi. Celui de l’autodestruction, de la perdition, de la punition, de la mésestime. Comme si… c’était possible, je pouvais me et vous surprendre, comme si je me remettais à croire en moi, en ma valeur, comme si je commençais à comprendre que seule je suis.

Il se passe quelque chose, d’important, dans le monde et dans mon monde, cette fois-ci ne passons pas à côté.

Tomboy

Posted in Des films, Des révoltes on mai 4, 2011 by obsidiennevole

ATTENTION SPOILER !!


Quelqu’un m’a dit : « si tu lis la critique Télérama tu sauras tout ce qu’il va se passer dans le film ». C’est vrai.

« Admirablement interprété, tous âges confondus, le film impressionne par l’écart entre la simplicité de l’histoire et la complexité des questions soulevées. L’intégration facile de Michaël à la communauté enfantine suggère que l’identité sexuelle est un bricolage, un jeu, une convention. Mieux : ce qui reste en lui de féminin – ou considéré comme tel – lui donne du prestige aux yeux d’une petite voisine qui en tombe très amoureuse : « T’es pas comme les autres. » Ne va-t-elle pas jusqu’à le maquiller en fille pour mieux l’aimer encore ? Troublant marivaudage préado, confusion des sentiments, indifférenciation des genres… Pourtant, le simple fait de vouloir jouer les garçons, c’est reconnaître, même en toute innocence, une différence irréductible entre les sexes. »

Moi je retiens cette maman : « ça ne me dérange pas que tu joues au garçon, ça ne me fait même pas de peine, mais ça ne peut pas continuer ». Pourquoi ça ne peut pas continuer ? Pourquoi Laure aurait le dessus sur Michaël ? Pourquoi une fille aujourd’hui n’aurait pas le droit de vivre comme un garçon, d’être un garçon ? Et c’est avec ça, avec cette injustice et la résignation de Laure que je suis sortie de la salle.

Il est certain que ce film ne regorge pas de rebondissements, de violence, de suspens. Pas comme on l’entend. Pourtant, souvent j’ai eu peur, j’ai eu mal, j’ai craint la scène suivante. J’ai eu peur que le secret de Michaël soit découvert, que ses parents soient écœurés, que sa sœur le trahisse. Parce qu’on y croit ! Parce que cette gamine joue à merveille ! Parce que rien ni personne dans ce film ne commet une fausse note. Les parents aimants, cools et paumés. La petite sœur naïve, spontanée, admiratrice, complice. Les gamins joueurs, désœuvrés, intraitables. Michaël heureux, torse nu, footeux, amoureux, pote. Et Laure… absente, tiraillée, soumise, enfant, une toute toute petite fille qui suce son pouce et fait des câlins à son papa parce que faire semblant, mentir, c’est pas si facile, surtout quand on ment à tout le monde sauf à soi-même.

Parce qu’elle est là la force de cette histoire, Michaël n’est pas un mensonge, il est la vérité de Laure, il est l’évidence. Et quand vous devez nier l’évidence « [parce qu’]il n’y a pas de solution » comment se construire ? Laure ne sera jamais qu’une enveloppe, elle n’existe pas. Regardez-là dans cette robe bleue, c’est là qu’elle est déguisée.

Vous ne comprenez pas « comment on peut en arriver à vouloir changer de sexe ? », regardez ce film. Et encore… Michaël a la chance d’avoir des parents très ouverts… Et une petite sœur dégourdie !

Zoé Héran a un avenir prometteur en tant qu’actrice, j’ai trouvé dans son regard la même puissance que dans celui de Jamie Bell (Billy Elliot). Et… elle est jolie, ce qui ne gâche rien et confirme définitivement mes goûts pour l’androgynie ! je veux la même version 30 ans !

L’obscur ou la lumière

Posted in Des notes, Des révoltes on avril 26, 2011 by obsidiennevole

Ce texte est inspiré de Autour de moi les fous de Saez à écouter ici

Photo by Niak Nouille